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Frisbeurs 17/56 Champions de Beach N2

La longue expérience et le talent des jeunes pousses ont payé !!!

Une équipe constituée de 4 jeunes (Maxime, Romain, Germain, Robbie), 4 grand masters: Yann, Frédé, Oliver, Fredooh (près de 100 ans d’expérience totalisée) et 2 masters Vince Renaud et Bébert coach de cette dream team.

Objectif: se faire plaisir sur la plage et faire du jeu …
Debout 5h, premier match 9h… pour le plaisir,c’est pas gagné ! !!
Premier match contre Mud sur le central .
On se surprend nous même par un jeu très propre avec des bons appels des passes sûres contre une équipe un peu hétérogène. .. tout roule , les attaques sont bien construites, les défenses efficaces… Résultat:13 -4.
Second match de même acabit sous le soleil contre une équipe qui paraît plus solide: Face B de 33 tours. Les jeunes Frisbeurs font une démonstration de dives et de défenses … On récolte les dividendes. Résultat :13 -3 . On va voir nos camarades Frisbeurs qui nous suivent sur les autres terrains.

Troisième match contre Sun 2 : un début facile, on se laisse un peu aller à prendre des risques, mais le score est plus accroché. On reprend notre jeu plus simple … ou pas. Quelques exploits des vieux sur ce match et on les lâche définitivement : 13 -5. On est qualifié pour les quarts du dimanche.
Une réhydratation active et néanmoins contrôlée. Une grosse platrée de pâtes à la carbonara concoctée par notre chef cuistot Yann qui fera des jaloux dans les autres équipes. Un match de foot insipide à la télé poussant vers un endormissement rapide : la recette de la réussite du dimanche ! !!

Dimanche matin réveil dans la fraîcheur et la rosée pour un match dès 9 h. Le sable est froid, les adversaires : Cub ou B to B, ou Berets unis, enfin des Béarnais et des Basques, jeunes et vifs, bref de l’adversité. Ils nous font courir mais sur nos attaques, on reste sérieux et safe.
Peu nombreux ils s’épuisent un peu physiquement et nous prenons le dessus finalement assez largement sans toutefois arriver à 13. Nous sommes en demi finale. …contre RFO.

En attendant on va soutenir nos camarades Frisbeurs sur les autres terrains.
RFO c’est la même recette que nous mais pas les mêmes proportions. Un ancien :Raphaël Mathé et plein de jeunots légers, vifs et rapides, une qualité et une originalité de passes qui nous surprennent. Après un début un peu haché par des discussions sur des appels de fautes et des incompréhensions, le jeu devient plus intense et serré. Pression défensive de chaque côté. On varie les types de défenses pour les surprendre.
Nos petits jeunes prennent de plus en plus confiance et font leur taf . On finit par les décrocher sur quelques longues hasardeuses de leur part et quelques erreurs dues à la pression. Attention ces jeunes RFO seront vraiment très redoutables dans peu de temps.

Bon ben on est en finale non? » « Incroyable… »

Oliver

Oliver a les yeux qui brillent comme un petit garçon qui a fait une bonne blague.

Après une récupération active basée sur une série d’étirements et d’assouplissements dont les grands masters ont le secret. En gros, s’attabler confortablement au soleil pour manger son croque-monsieur et sa salade avec la fourchette du voisin en papotant avec de vieux copains de l’ultimate hexagonal. Et en surveillant du coin de l’oeil les jeunes Frisbeurs.
On retrouve avec bonheur le sable pour notre sixième match. Cette finale inespérée!

En face c’est les Moustix, homogènes et expérimentés. C’est vraiment le match qu’on aime jouer : un jeu propre, organisé, intense, serré, mais fairplay.
L’espace d’un moment les vieux ont retrouvé leurs jambes de 20 ans. Les Moustix partent devant, on les rattrape, on repasse devant, Robbie nous fait un festival de longues. .. un peu trop longues. Il se rattrape en défense. On alterne les types d’attaques, on ne craque pas physiquement ! !! Un point d’avance pour nous… puis un deuxième!!!
Fin du match! On se congratule, tout surpris d’en être là ! !! Pas très longtemps… Le timer est tombé en panne !

On s’accorde avec les Moustix sur un temps supplémentaire. On repart sur le sable. Ils reviennent à un point à la fin du temps. Cap +1, Cap +2? Même le DT nous répond qu’il ne sait pas. On part sur un cap+1. On a un point à faire !
Malheureusement on perd la possession. On se prend une belle longue. Bébert n’a plus de gaz et ne peut pas aller au duel. 8-8, Cap à 9 mais on a le disque en main. On construit une belle attaque mais une grosse incompréhension nous fait perdre le disque dans leur zone. Arghhh! Ils veulent nous punir mais se précipitent sur une longue mal ajustée. Ouf!
On reprend le disque qui arrive sur Robbie long de ligne. Une longue ? Non il retient son bras armé, il cherche un soutien mais là c’est un peu la panique, avec le stress on perd un peu notre jeu et tout le monde court dans tous les sens sans offrir de réelle solution …7 8 9 Bon ben une longue alors Robbie ! !!

Et là grâce à sa science du cut contre cut Fredooh a scotché son défenseur « Valderama « … mais va-t-il rattraper cette longue très longue??? La tribune se lève, eh oui monsieur! Fredooh vole sur le sable. Les mouettes s’arrêtent-elles de voler? Fredooh accélère encore pour entrer dans la zone. Ce sacré disque ne veut pas ralentir. Fredooh diiiiiiiive. Ses doigts touchent le disque, se referment sur la rondelle. Tout le monde retient son souffle: il a mis qu’ une main cet abruti! Atterrissage dans une gerbe de sable du plus bel effet … Le frisbee est resté dans la main !!!! C’est point. C’est la fin!!!. Tout le monde danse sur la plage. Bébert, notre coach prévoyant et ambitieux, fait sauter les bouchons de champagne qui coule à flots.

L’équipe enivrée par toutes ces émotions va se baigner nue dans mer avant la remise des prix. Tous les Frisbeurs présents crient de joie. Des larmes de bonheur coulent de leurs yeux embués.
Un titre de champion de D2 totatement inespéré!!! Ca se salue!!!
Et tout ça sans un blessé. Toutes les paires de jambes sont encore en état de marche. Peut être ma tête a-t-elle un peu souffert sur le choc final: je ne suis pas tout a fait sûr de mes derniers souvenirs mais les autres participants me corrigeront.
En tout cas , dommage que ce soit fini. Je cite un jeunot : »C’était trop bien! »

Fredooh